Decoland

Pose de parquet à Casablanca

Atelier Decoland, Casablanca, depuis 2006

Une pose réussie ne se voit pas : elle s’oublie sous le pas. Tout ce qui suit sert à obtenir ce résultat-là, y compris ce qui se passe avant la première lame. C’est le métier par lequel l’atelier a commencé en 2006, et celui où l’on apprend qu’un sol se joue d’abord sur son support, ensuite seulement sur son essence.

Trois façons de poser

  • Prise de cotes au mètre pliant au pied d’un mur, sur une chape protégée d’un film plastique.

    Pose collée

    Collé en plein sur une chape plane et sèche : le sol le plus stable et le plus silencieux, et le seul qui convienne à un plancher chauffant.

  • Cuisine à façades en bois clair le long d’un mur, sol à lames d’aspect bois rougeâtre, murs blancs.

    Pose flottante

    Les lames s’assemblent entre elles sur une sous-couche, sans être fixées au support : rapide et réversible, mais plus sonore sous le pas.

  • Deux mains tenant un panneau de bois clair par sa tranche, sur fond sombre.

    Pose clouée

    Sur lambourdes, la pose traditionnelle du massif : le bois garde sa liberté de mouvement, et une lame abîmée se remplace seule.

Un parquet se juge au pied nu, pas sur photo : la densité, le grain et la lumière de la pièce décident avant le catalogue.

Prise de cotes : main posant un mètre ruban sur un tasseau de bois, sol poussiéreux en lumière rasante.

Les parquets que nous posons

Nous posons les trois : massif, contrecollé et stratifié. Le parquet massif et le contrecollé se choisissent sur l’essence, le motif et la finition.

Ce qui les sépare, c’est l’épaisseur de bois noble : elle décide du nombre de ponçages que le sol supportera.

Lames de chêne clair vues de face, nœuds et veinage naturels.

Le parquet stratifié

Le stratifié n’est pas du bois : c’est une image de bois sur un panneau dense, sous une couche d’usure. Il ne se ponce pas, une lame abîmée se remplace. Le PVC et le SPC, eux, relèvent des revêtements de sol souples.

La pose de parquet stratifié est flottante et rapide. Elle demande pourtant la même préparation que les autres. Posé sur une chape qui ondule, un stratifié claque sous le pas dès la première semaine, et sans sous-couche acoustique, il résonne.

Rayon de soleil sur un sol à lames d’aspect bois clair, bord d’un tapis tissé et d’un meuble blanc.

Le chantier, étape par étape

Visite et relevé, mesure de l’humidité du support, choix sur échantillon, préparation, pose, finition, puis réception avec vous.

La mesure d’humidité ne se voit pas, et c’est elle qui décide de tout. Une chape qui n’a pas fini de sécher rend son eau au bois, et le parquet tuile dans les mois qui suivent. Nous préférons décaler une pose plutôt que la recommencer.

Le parqueteur qui prend les cotes est celui qui pose : le poseur ne découvre pas le chantier le matin de la première lame.

Pose de parquet dans un couloir : bottes de lames de bois au sol, un ouvrier agenouillé au fond près d’une fenêtre.

Ce qui fait le prix d’une pose

Quatre choses, dans cet ordre : l’état du support, la méthode de pose, le motif et la surface.

Un support à reprendre pèse souvent plus sur le devis que le choix de l’essence. Et un point de Hongrie demande bien plus de coupes qu’une pose droite.

C’est pour cela que nous chiffrons après la visite, jamais au téléphone. Une entreprise de pose qui annonce un prix au mètre carré sans avoir vu le support annonce un prix qui changera. Le prix des lames, lui, se compare avant : le prix du parquet au Maroc, type par type.

Mains traçant à la règle métallique sur des planches de contreplaqué posées sur un établi.

Rénovation, ponçage et vitrification

Un parquet ancien se rénove plus souvent qu’il ne se remplace. Dans les immeubles anciens de Casablanca comme ailleurs au Maroc, beaucoup de parquets d’origine appellent une restauration plutôt qu’une dépose.

Le diagnostic vient d’abord : épaisseur de bois restante, lames qui bougent, taches qui ont traversé la finition. Viennent ensuite le ponçage, en plusieurs grains, puis la finition.

Vitrification pour un sol qui se vit sans y penser, huile pour un rendu mat qui se répare localement. Un massif ancien supporte plusieurs ponçages : c’est souvent la meilleure affaire d’une rénovation.

Planche de bois sombre maintenue à deux mains sur un tréteau, sol couvert de copeaux et de sciure.

Quelques sols

  • Cuisine blanche à moulures : îlot et plans en pierre veinée, parquet blond à bâtons rompus, suspensions à facettes.
  • Salon sur parquet à bâtons rompus : canapé clair, table basse grise, console noire, ouverture sur l’entrée.
  • Grande cuisine blanche ouverte : îlot et tabourets noirs, parquet clair à lames larges, suspensions en verre.

Nos conseils sur le sujet

Questions fréquentes

Quel professionnel pour poser ou poncer un parquet ?

Un parqueteur : l’artisan qui prépare le support, pose le parquet, le ponce et le finit. Avant de choisir, demandez-lui s’il mesure l’humidité de la chape avant de commander les lames.

Faut-il une sous-couche sous un parquet stratifié ?

Oui, en pose flottante, celle de presque tous les stratifiés. La sous-couche rattrape les petits défauts de planéité et atténue le bruit sous le pas. Sur une chape en béton, elle porte aussi un film pare-vapeur contre l’humidité qui remonte. En pose collée, il n’y en a pas : la colle tient ce rôle.

Pourquoi attendre avant de poser un parquet ?

Pour que le bois s’acclimate. Les lames restent dans la pièce, dans leurs paquets, le temps de prendre sa température et son humidité : souvent 48 heures, selon la notice du fabricant. Posées trop tôt, elles bougent une fois en place. La chape aussi doit avoir fini de sécher, et c’est la mesure d’humidité qui le dit, pas le calendrier.

Quelles erreurs éviter lors de la pose d’un parquet ?

Trois se rattrapent mal. Poser sur un support humide ou qui ondule : le parquet tuile ou claque. Oublier le jeu de dilatation le long des murs : le bois gonfle et, sans place, se soulève. Démarrer sans tracer l’axe : la première rangée décide de toutes les autres, surtout en point de Hongrie.

Peut-on rénover un parquet ancien soi-même ?

L’entretien, oui : un nettoyage adapté, une huile d’entretien sur un parquet huilé. Le ponçage, c’est autre chose. Une ponceuse mal tenue creuse le bois très vite, et sur un massif ancien, l’épaisseur restante décide du nombre de rénovations qu’il supportera encore. Un parqueteur la mesure avant de poncer.

Peut-on mettre du parquet dans une salle de bain ?

Oui, avec une essence adaptée et une finition étanche, mais ce n’est plus le même chantier ni le même entretien. Le bois absorbe et rend l’humidité, donc il bouge. Dans une salle de bain très exposée, le vinyle est le choix raisonnable : il ne gonfle pas et supporte une flaque le temps qu’on l’essuie.

Quels sont les inconvénients du parquet stratifié ?

Il ne se ponce pas : une lame rayée ou usée se remplace. Il craint l’eau stagnante, qui fait gonfler ses bords. Posé flottant, il sonne plus creux qu’un parquet collé, d’où l’importance de la sous-couche. En échange, il est stable, résiste bien aux rayures du quotidien et se pose vite.

Un sol à poser, à reprendre ou à choisir ?

Une visite sur site, un relevé, et une proposition chiffrée qui tient compte de la lumière, du passage et de l’état du support.

Faire chiffrer mon parquet